Eglise du Mali

Publié le par CEC MALI

Fondée le 20 Novembre 1888 par l’arrivée des missionnaires d’Afrique et d’un prêtre du Saint Esprit à Kita (180 km de Bamako), l’Eglise du Mali compte 6 diocèses (Bamako, Kayes, Mopti, San, Ségou, Sikasso).

Son emblème est le baobab, avec six racines représentant chacun des diocèses.

La principale religion au Mali est l’Islam, présent depuis le 6éme siècle, avec 95% de la population. Le Christianisme, malgré sa présence centenaire, ne touche que 1.5% de la population (dont 1% de Catholiques) mais est très présent par ses fils dans la vie malienne : appelée “ Eglise Communion Fraternelle”, dans la marche vers son premier centenaire en 1988, elle devient avec le synode africain de 1994, “ Eglise famille de Dieu, fraternité du Christ”. En 2000, mise en route des CCB, Communautés Chrétiennes de Base.

 

Quelques dates de l’Eglise du Mali

18-20 Novembre 1988 : célébration du centenaire.

21-22 Janvier 1990 : visite de sa sainteté le pape Jean Paul II au Mali.

11 février 1998 : décès de Mgr Luc Auguste SANGARE, 1er archevêque malien de Bamako.

22-24 Novembre 2000 : célébration nationale du Jubilé an 2000 à Bamako.

Septembre 2007 : Lancement de l’année Jubilaire de la CEC du Mali

Les Mouvements  d’Action Catholique au Mali

Les mouvements d’action catholique étaient déjà présents au Mali avant l’Indépendance du pays. Parmi ces mouvements nous pouvons citer “ Les Amis de Kizito” (MIDADE), la JOC (depuis 1955),la CEC (Communauté des étudiants croyants = JEC) depuis 1957, le MMTC, le MEJ, la JACla JIC depuis 1991, le MCRC affilié au MIAMSI. Ces mouvements touchent plusieurs milliers de jeunes et d’adultes. Il est important de signaler une particularité dans l’appellation des mouvements d’action catholique du Mali  à savoir que le “C” mis pour “chrétien” dans certains pays est dit “croyant” au Mali. Ceci est dû d’une part à une décision prise en 1963 qui interdisait l’existence de mouvements de type purement confessionnel (de 1960 à 1968 le Mali était dans un régime socialiste-marxiste). D’autre part, cela relève de la volonté de l’Eglise du Mali de  s’ouvrir et de vouloir toucher ainsi la grande majorité musulmane, en acceptant des musulmans dans tous les mouvements. C’est ainsi que l’on retrouve dans tous les mouvements, des musulmans qui sont très actifs et qui gardent après leurs parcours un bon souvenir et une bonne expérience du dialogue inter-religieux.

A côte de ces mouvements d’action catholique, il faut noter l’émergence  ces 10 dernières années des mouvements de type évangélique : Focolari et renouveau charismatique.

Visibilité de l’Eglise du Mali

Au Mali, l’Eglise est une minorité très vivante et visible, surtout dans le domaine social, et de plus en plus elle se positionne comme “ conscience” dans la société  civile. Reconnue par tous comme modèle de probité et de vérité, l’Eglise à travers ses pasteurs, jouit d’un respect et d’une écoute  inégalée au Mali. C’est ce qui, en août 1991, amena un évêque à la présidence de la conférence nationale du Mali.

L’Eglise est toujours consultée et écoute sur les grandes questions de la nation malienne. Dans la vie de tous les jours, la présence de l’Eglise se traduit par la CNPS Commission Nationale de Pastorale Sociale, organisation de type non gouvernementale, traduisant la présence de l’Eglise dans les domaines de l’éducation, la Caritas œuvre pour la promotion et le développement en initiant et accompagnant des projets de développement pour les plus démunis. Elle est décentralisée à l’image des diocèses et est dirigée par une coordination nationale assistée d’un vicaire épiscopal à la pastorale sociale.

Dans le domaine du développement social et de la promotion féminine, la CNPS monte des micro - projets, forme à la mise en place de caisses épargne et de coopératives.

Enfin dans le domaine de la santé, la CNPS supervise et entretien dans les différents diocèses des centres de santé dits “ privés catholiques”.

L’Eglise du Mali et l’éducation : 

Par la réforme de 1962, l’Etat malien reconnaît à l’Eglise des ordres d’enseignement dits “ privés catholiques” qui vont de la maternelle au secondaire (l’université est actuellement en gestation). Ces ordres d’enseignement ont été et demeurent “ le nid” de l’élite intellectuelle du Mali, 95% des responsables politiques et administratifs actuels sont passés par une ou des écoles privées catholiques (Cours Notre Dame du Niger, Lycée Prosper Kamara, Cours Jeanne d’Arc, l’école du sacré cœur…).

Etienne Fakaba SISSOKO
Secrétaire National 

Publié dans VIE DU MOUVEMENT

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